Dans le coup du but, l'ancien auxerrois signait à son tour une réalisation. Le renvoi d'Hilton dans l'axe lui offrait une perspective. Dès sa prise de balle, ses idées étaient claires. Il s'emmenait le cuir sur sa patte gauche, et visait juste à ras de terre (2-0, 29e).
L'explosion de joie qui s'en suivait en disait long sur la satisfaction olympienne d'avoir retrouvé toutes ses vertus.
D'autant que Lens n'avait guère eu son mot à dire. Excepté une parade horizontale de Mandanda sur une tête de Maoulida, l'équipe de Jean-Pierre Papin semblait aphone.
L'impression s'inscrivait dans la durée. Jusqu'à la mi-temps qui eut des effets inattendus. Métamorphosée, et profitant « d'erreurs de concentration » de l'OM (dixit Eric Gerets), la formation nordiste réussissait un retour tonitruant. Son envie paraissait alors bien au-dessus de la moyenne. En tout cas supérieure à celle affichée alors par les Olympiens.
Pris à la gorge, ces derniers subissaient les événements et bientôt le scénario. Maoulida, comme au billard, poussait d'abord le ballon dans le petit filet, dans un embouteillage de crampons dans la surface (1-2, 56e). Puis, Mangane amputait les ambitions marseillaises, en résistant à Zubar pour tromper Mandanda (2-2, 66e). Et enfin, Rémy, d'un tir superbe sur un ballon insuffisamment repoussé, créait les conditions de l'exploit sang et or (3-2, 73e).Le ciel était tombé sur la tête des partenaires de Lorik Cana. Les fautes commises coutaient cher. Mais l'entrée de Kanga Akalé allait permettre de sortir du stade sans déshonneur. Dans un dernier élan, l'attaquant (prêté par le Racing) débordait et centrait aux 6 mètres pour Cissé. Ni Runje, ni Coulibaly n'intervenaient, et l'Olympien, à point nommé, offrait un point à son équipe. Une égalisation précieuse


